Bien
que les historiens de l’horlogerie n’aient pas su se mettre d’accord
sur le véritable inventeur du système de remontage automatique, entre Abraham Louis Perrelet (1777) et Hubert Sarton (1778), on constate que son invention est très ancienne. C'est toutefois grâce au français Pierre Joseph de Rivaz de la même période historique que ce principe a été intégré la première fois dans une montre puis perfectionné par John Harwood au début du XXè siècle. Hans Wilsdorf l'intégra de manière systématique dans ses montres Rolex dès 1931. Il faut savoir que ce n'est qu'après que le brevet Rolex soit tombé dans le domaine public (dans les années 50)
qu'il put être enfin développé par toutes les autres marques. Harwood
ayant développé seul son propre système (brevet en 1924) qui cessa d'être définitivement commercialisé la même année ou Rolex prit la main.
Les
premiers calibres mécaniques nécessitaient d’être remontés à la main
chaque matin pour pouvoir offrir une petite journée de fonctionnement.
Ces mécanismes existent encore et restent prisés surtout depuis 2012,
mais ne représentent toujours que 5% de la production. Cependant, le
remontage automatique offre une souplesse réelle. En effet, un
« marteau » ou « rotor », petite pièce montée sur roulement, profite de
chacun de nos mouvements pour se déplacer dans la cage de la montre afin
de tendre le ressort. On l'appelle aussi "masse oscillante". Ce
dispositif délivrera alors progressivement son action afin de permettre à
la montre de fonctionner de manière quasi autonome.
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